Le type 9 : Description Générale

Nous commençons cette série d’articles sur les ennéatypes par le type 9.

Le type 9 est considéré comme « la mère de tous les types ».

Tous les autres types dérivent de ce type 9 et en sont des variations.

Je rappelle qu’« une description générale du type est forcément biaisée, chaque 9 est différent, et certaines généralités vont lui correspondre, tandis que dans d’autres, il ne se reconnaîtra pas. Les ailes rentrent en ligne de compte, le sous-type, mais aussi l’éducation reçue, les évènements de l’histoire, les mécanismes d’adaptation mis en place. Sans compter le niveau d’évolution au sein d’un type »

Je répète  également que : « ceci étant précisé voici le portrait-type du 9 qu’il faudra nuancer pour chaque personne.

Tout cela colore l’expérience du 9 en question, et va le rendre très différent d’un autre 9. Mais ce qui reste fixe et ne bouge pas tout au long de la vie, c’est la motivation profonde, la compulsion de base qui va tout faire pour nous protéger de la rencontre avec notre blessure originelle. Quels que soient les ailes, les sous-types, les mécanismes d’adaptation acquis ultérieurement, ils tournent tous autour de cette fixation de base, cette compulsion primaire, et tous les 9 auront la même compulsion en commun. Tous les 8, aussi différents soient-ils, auront une même compulsion en commun, etc. »

Donc se focaliser sur les comportements extérieurs du 9 est une impasse, car ils ne sont que des nuances d’expression d’un mécanismes profond, et c’est sur ce mécanisme profond qu’il faudra s’attarder.

Néanmoins, une description générale est nécessaire et va donner une idée du fonctionnement de ce type.

Les types “instinctifs”, comme le neuf, ont en général un physique endomorphe: plutôt gras et charnu. mais cette règle générale connaît beaucoup d’exceptions, je ne m’y attarderai pas.

Le type 9 est plutôt facile à vivre au quotidien. Il privilégie l’harmonie aux conflits.

Il sait se montrer rassuré et rassurant.

Plutôt casanier, il aime le confort.

Il aime beaucoup le divertissement : cinéma, télévision, jeux, mots croisés, etc.

Il a une tendance à la paresse et à l’inactivité, et donc à l’embonpoint.

Il a tendance à se laisser glisser et absorber dans des romans d’aventures, des films ou des séries télévisées, etc.

Il engourdit ses désirs, ses besoins ; c’est sûrement le type qui s’affirme le moins, il ne s’affirme pas, il s’oublie lui-même et se fond dans la masse.

Cette négation des difficultés génère une anxiété de fond qu’il cherche à distraire par différents procédés :

– Il aime se créer des routines ; il devient très routinier et n’aime pas les changements brusques,

– il fait souvent preuve de mécanicité dans ses comportements ; par exemple conduire sans faire attention à la conduite, ou à la route, car il pense mécaniquement aux problèmes non résolus, laissés en suspens. Il peut ainsi rater une sortie pourtant empruntée tous les jours, où la prendre de justesse parce qu’il ne pensait pas être déjà arrivé là.

– il se perd dans les divertissements, les distractions etc., pour engourdir cette anxiété et penser à autre chose le temps du film ou du jeux ;

– il va éprouver beaucoup de fatigue et se réfugier dans le sommeil ; il peut être un « gros dormeur » ;

– pour ne pas affronter une tâche difficile ou trop lourde, il va se perdre dans les détails, comme la préparation d’une tâche pour ne pas s’y coller. Par exemple organiser et ranger son espace de travail pendant deux heures pour ne pas se mettre à la rédaction d’un rapport important.

– s’attacher à des petites tâches sans importance quand des tâches plus délicates et importantes requièrent son attention : ranger sa maison au lieu de faire sa déclaration d’impôts alors qu’elle arrive à échéance.

Il fait preuve de placidité, mais aussi d’entêtement ; c’est toujours cette force d’inertie qui est à l’œuvre.

Il peut effectivement devenir statique ; mais quand il décide de se bouger, difficile à arrêter, par cette même force d’inertie . Un peu comme une lourde pierre, très difficile à bouger, mais que l’on ne peut plus arrêter une fois lancée, même si elle va dans la mauvaise direction.

On dit « Pierre qui roule n’amasse pas mousse » ; le 9 amasse beaucoup de mousse !

Des routines, des habitudes, des modes de pensées confortables qu’ils sera difficile de changer par la suite etc.

Cette inertie le rend têtu et parfois obstiné, il a du mal à accepter de changer d’idée quand il a enfin une idée bien arrêtée.

Sa caractéristique est l’oubli, il endort ses désirs, pour fusionner avec ceux d’autrui.

Il peut se montrer accumulateur d’objets, voire collectionneur.

Il cherche la paix sociale. Et la sérénité intérieure.

Il est souvent en retard, voire il peut oublier ses rendez-vous.

Il aimerait se laisser aller à un Dieu-providence qui le prendrait en charge et agirait à sa place, prendrait les décisions à sa place, le dispenserait des tâches difficiles sou éprouvantes..

S’affirmant moins que les autres types, c’est pourtant le type le plus ancré dans le monde physique ; il va chercher le confort physique, la tranquillité, et va, pour pallier à sa déconnexion avec ses instincts, se réfugier dans ses pensées (intellect), ou ses fantasmes (émotionnels)., etc.

Il a des qualités visibles : il est résistant, adaptable, inclusif ; dans un groupe il va chercher à inclure tout le monde et veiller à ce que tout le monde se sente bien.

Mais il est indécis, c’est difficile de choisir car il ne sait pas ce qu’il désire, et il va chercher à limiter la frustration issu du choix : « choisir, c’est renoncer ».

Il est souvent distrait, occupé à observer tout ce qui se passe autour de lui, il a une difficulté d’attention ou de concentration.

S’il n’a pas réussi à exprimer ce qui le trouble, il peut devenir buté, ou boudeur.

Le 9 ressemble à tous les types : peut se fondre dans chacun d’eux, c’est la mère de tous les types, nous l’avons vu, tous les types procèdent du 9, et le 9 de son côté est un caméléon des ennéatypes : il peut s’adapter et comprendre les points de vue de tous les types, et les prendre pour sien. Ce qui rend le diagnostic difficile : un 9 peut avoir l’impression de ressembler à tous les types, sauf au 9 !

Sa problématique est d’ignorer les problèmes pour tenter de maintenir un état de paix intérieure, et pour cela une harmonie extérieure.

Il se concentre alors sur les aspects positifs de l’existence.

Au plus profond de lui, souvent inconsciemment, il ne se sent pas digne d’amour. Cela est valable pour tous les types mais souvent en raison d’une « défaillance » particulière supposée et éprouvée. Pour le 9, il se sent par nature indigne d’amour. Il a l’impression que tous les autres sont aimables, valent la peine d’être aimés, mais pas lui. Sans raison particulière.

Il sent qu’il n’a pas sa place dans l’existence, que sa présence compte pour rien. Que peut-il bien apporter au monde ? Rien, alors il se laisse aller à l’inertie, la paresse, l’indolence ; il se réfugie dans les distractions, les divertissements etc.

Sa voie d’évolution, nous le verrons, passe par l’action et le conduira à une épanouissement en trouvant sa place dans le monde et en s’affirmant de plus en plus.

Voir la suite: “Le type 9: Relations et Activités”

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