Le type 4: Description Générale

Je rappelle qu’« une description générale du type est forcément biaisée, chaque 4 est différent, et certaines généralités vont lui correspondre, tandis que dans d’autres, il ne se reconnaîtra pas. Les ailes rentrent en ligne de compte, le sous-type, mais aussi l’éducation reçue, les évènements de l’histoire, les mécanismes d’adaptation mis en place. Sans compter le niveau d’évolution au sein d’un type »

Tout cela colore l’expérience du 4 en question, et va le rendre très différent d’un autre 4. Mais ce qui reste fixe et ne bouge pas tout au long de la vie, c’est la motivation profonde, la compulsion de base qui va tout faire pour nous protéger de la rencontre avec notre blessure originelle. Quels que soient les ailes, les sous-types, les mécanismes d’adaptation acquis ultérieurement, ils tournent tous autour de cette fixation de base, cette compulsion primaire, et tous les 4 auront la même compulsion en commun.»

Donc se focaliser sur les comportements extérieurs du 4 est une impasse, car ils ne sont que des nuances d’expression d’un mécanismes profond, et c’est sur ce mécanisme profond qu’il faudra s’attarder.

Néanmoins, une description générale est nécessaire et va donner une idée du fonctionnement de ce type.

Je répète  également que : « ceci étant précisé voici le portrait-type du 4 qu’il faudra nuancer pour chaque personne ».

Le type 4 est « l’artiste », le « romantique » de l’Ennégramme.

C’est un original, qui aime se distinguer du groupe.

Il est très introspectif (centré sur lui), il est expressif, dramatique, insatisfait.

Il est en général introverti, plutôt réservé, presque toujours mélancolique.

Il est assez mal à l’aise en société.

Mais là aussi il faut nuancer : le 4, qui est un type « yin », ce qui explique les traits précédemment décrits, existe aussi sous une forme yang. Loi de polarité oblige. Il y a donc des exceptions, et il existe des 4 qui sont plus « yang », plus extravertis, qui vont être plus expressifs, et manifester plus de joie, mais une joie souvent « forcée ».

Helen palmer distingue même 3 modalités de ce type 4, mais c’est encore une application de la loi de polarité, que l’on appelle « loi de 3 » dans la Quatrième Voie, car on intègre la 3ème force, la force neutralisante. (Voir article).

Donc il existe, au sein du type « yin » qu’est le type 4, des 4 « yin », foncièrement dépressifs, des types plus yang, foncièrement hyperactifs, et des types « neutres », oscillant entre les deux extrêmes.

Mais toujours en vertu de cette loi de 3, chacun de ces 3 variants va éprouver, dans son expérience, des alternances yin/yang/neutre, on dira actif/passif/neutralisant ; des phases où sa dominante s’exprime, des phases où il éprouve l’autre face, et des phases où il oscille entre les deux.

Par exemple, un 4 « foncièrement dépressif » va forcément connaître des passages d’excitation, et des passages d’oscillation entre excitation et déprime.

Quoi qu’il en soit, le 4 vit des états émotionnels forts, et fortement polarisés, il est souvent mélancolique voire triste, jusqu’à la déprime, mais il peut connaître des moments de joie intense, d’expansion, et passer d’un extrême à l’autre assez rapidement ;

Il vit les montagnes russes sur un plan émotionnel. Il ne connaît pas de demi-mesure sur le plan émotionnel ; il ignore ce que sont des émotions tranquilles, plus douces.

Parce que dramatisant tout, il a tendance à être mélo-dramatique. Il intensifie ses émotions et met en scène ses états d’âme, et il finit par se couper du réel pour lui substituer un fantasme, une représentation imaginaire.

Il aime la mise en scène en général, et le protocole est très important pour lui.

Par exemple, il peut attacher beaucoup d’importance à son anniversaire, et il va considérer cette journée comme « sacrée », il va avoir beaucoup d’attentes sur la manière dont doit se dérouler cette journée ; ou lorsqu’il fait un cadeau, l’emballage et sa décoration est aussi important, voire plus, que le cadeau lui-même.

Il aime le « beau », et va très souvent s’habiller avec beaucoup de goût, mais avec son style personnel, ou avec sa touche d’originalité.

Sa maison sera également mise en valeur par ses goûts créatifs et artistiques, même si elle peut être complètement désordonnée par moment, reflet de son désordre intérieur.

Il évite à tout prix la banalité, et en tous points, cherche l’originalité, l’intensité, notamment dans ses relations (type de relation et d’image).

C’est un esthète : toujours en quête du « beau », du « bon goût », y compris et surtout en terme d’émotions auxquelles il donne une place primordiale ! Aux émotions mais surtout au « tragique ». Sa souffrance, profonde, devient un outil, et un objet idéalisé qui lui permet de se sentir différent. Il en fait une sorte d’œuvre d’art, quelque chose de beau et d’esthétique.

Il est toute sa vie en quête de sensations et surtout de sentiments intenses, « authentiques », ce qui le conduit à des mécanismes d’idéalisation et de dramatisation.

Toujours à fleur de peau, sa souffrance est intense, aiguë. Son entourage a l’impression qu’il « en fait trop ».

Il ressent en lui un manque profond, presque intrinsèque, avec cette sensation continue qu’il lui « manque quelque chose ». Ce manque, il en fait son individualité, il s’y identifie, et sa personnalité est basée sur ce sentiment de manque. Il a l’impression que « les autres ont ce que lui n’a pas ».

Il peut éprouver de la colère, mais elle est souvent, surtout chez les types « passifs », retournée contre lui-même. Elle va se manifester sous forme de dévalorisation de soi. Ce que j’ai n’est pas, assez bien, mais ce que je suis non plus.

Mais cette colère pourra toutefois exploser, encore plus facilement chez les 4 « actifs ».

Son « mélodrame » tourne autour de l’abandon, comme si, depuis l’origine, il avait été « abandonné ». Abandonné par Dieu, ou par la « Source ». Puis la mère. Il,ressent une sorte de culpabilité pour cet « abandon », car il sent au fond de lui qu’il n’a pas fait ce qu’il fallait, qu’il n’a pas été ce qu’il fallait, pour l’empêcher.

En raison de cette souffrance, il se sent profondément, fondamentalement différent des autres. Il se sent doté de talents et de dons que les autres n’ont pas, mais aussi, revers de la médaille, de problématiques que les autres n’ont pas. Il perçoit ses défaillances, ses déficiences de façon très aiguë.

Voir la suite: “Le type 4: Relations et activités”

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