Le type 1: Relations et Activités

Suite de l’article: “Le type, 1: Description Générale”

Sur le plan relationnel, ses sentiments passent après son sens du devoir et du respect des lois, il réfrène tout ce qu’il ne peut contrôler, ses instincts mais aussi ses sentiments. Car le risque, pense t-il, et de se laisser submerger par une force qu’il ne peut contrôler et qui l’amènerait alors dans des comportements et attitudes en rupture avec son modèle de perfection.

Le 1 est vraiment très attentif aux conséquences de ses actes, et à ne pas s’engager dans des actions qui vont à l’encontre de ses idéaux.

Il peut se montrer avec les autres, surtout ses proches, d’une telle exigence qui confine à l’intolérance. Et si on le lui fait remarquer, il va nier et rationaliser son attitude, l’expliquer logiquement et objectivement.

C’est cette attitude qui fait ressembler le 1 à un type « intellectuel », alors qu’il est en réalité un type « instinctif ». Il va justifier ses actions sur la base de la réflexion logique et objective, mais il ne fait que justifier ce qu’il sent être son devoir !

Nous verrons pourquoi dans un autre article sur l’impact de la loi de 3 dans les types qui explique ce phénomène, et ce pour chacun des types.

C’est son instinct qui le pousse à agir de la sorte, pas ses croyances. Il sent qu’il doit redresser le monde. Il se sent investi d’une mission, qui peut le pousser à une attitude de type « inquisitoriale ».

C’est ce même instinct qu’il réprime. Il sent bien la puissance latente qui loge dans l’instinct. Il ne veut pas de cette partie « animale ». Et cette justification logique de cette poussée instinctive est déjà une forme de déni et de résistance face à la sphère de ces instincts, par lesquels il ne veut pas se laisser déborder. Il réprime donc ses pulsions, et notamment tout ce qui a trait à l’agressivité et à la sexualité.

Toujours sur le plan relationnel, l’attitude d’un 1 peut varier selon le modèle de perfection qu’il a intériorisé et selon les injonctions de son surmoi qui en découle : si la valeur du travail est ce qui l’emporte, ses relations, même familiales, vont passer après, et il critiquera sévèrement ceux qui ne font pas passer leur travail avant tout ; en revanche, si c’est la valeur famille qui domine, il sera un mari ou un père attentionné, et critiquera sévèrement ceux qui préfèrent leur travail à leur famille.

Il peut se montrer jaloux, car son surmoi le compare constamment à ses propres exigences, et également aux autres pour juger son évolution et ses progrès ; si les autres font mieux, il se compare et peut éprouver de la jalousie et du ressentiment. Ce qui semble paradoxal car il éprouve du ressentiment si les autres ne sont pas parfaits, à la hauteur de ses exigences, mais également s’ils le sont, car cela génèrent des attaques de son surmoi contre lui. Il n’est alors que très rarement en paix.

Améliorer le monde et s’améliorer, c’est son leit-motiv, mais il se sent toujours en défaut vis-à-vis de son surmoi.

Ses hautes exigences, jamais satisfaites, le laissent rarement en paix. Il est constamment déçu, par le monde, les autres et surtout lui-même.

Il peut sembler enthousiaste, de bonne humeur quand il entreprend une tâche, mais plus l’échéance approche, plus il va être anxieux et désespéré, jusqu’à la dépression.

Il trouvera toujours le temps alloué pour une tâche bien trop court, surtout quand l’échéance approchera.

Car il ne cherche pas seulement à faire ce qui est « bien », mais ce qui est « le mieux », ce qui est parfaitement juste, donc « parfait » ! Ce qui est très anxiogène, la perfection n’existant pas dans ce monde, en tout cas pas comme une correspondance de la vie avec des idéaux et des attendus intériorisés figés.

Le 1 a intériorisé un modèle de « comment les choses doivent être », un modèle de perfection tout à fait personnel, et il s’attend à ce que le réel colle à ce modèle. Mieux, il déploie de gros efforts pour faire coller le réel, le monde, les autres et lui-même, à ce modèle.

Sauf que si on demande à plusieurs 1 comment le monde devrait être, ils ne décriront pas la même « perfection », car cette perfection est subjective, sans quoi tous les 1 s’accorderaient sur sa définition.

Il veut améliorer le monde, et pour cela il fait preuve d’une moralité très importante ; toutefois, il a besoin d’une catharsis, et il peut se laisser aller à dévier en secret, dans son intimité, lorsqu’il est seul. Par exemple, un prêtre 1 qui condamne fermement et sans détour la sexualité hors mariage pourrait, pour soulager la répression continue, se laisser aller à regarder de temps en temps des films pornographiques, ce qui va en retour nourri sa culpabilité.

Le 1 a besoin d’analyser les tenants et aboutissants d’un choix, de voir en détails toutes les possibilités et ce qu’elles comportent, ce qui rend le processus de choix très difficile et très complexe. Ce qui l’amène souvent à procrastiner, c’est-à-dire à remettre à plus tard une décision importante. Cela est encore générateur d’anxiété. En effet il ne souhaite pas s’engager quand quelque projet qui risquerait de l’amener à mal faire s’il ne maîtrise pas le sujet, ou à entrer dans des comportements qui seraient contraires à ses valeurs.

Le 1 est très à cheval sur les détails, afin de rendre le projet ou la situation parfaite, et il prend en réalité le risque de ne pas faire aboutir un projet qui lui tient à cœur, qui aurait eu un impact, qui aurait porté les valeurs qu’il souhaite voir advenir, tout simplement parce qu’il ne le trouvait pas assez bien.

Il préfère « ne pas faire » plutôt que de « mal faire ».

S’il présente tout de même son travail, il sera souvent déçu car il ne correspondra pas à ses attentes, mais les témoins de son travail seront souvent ébahis et le trouveront excellent, brillant, et ne trouveront pas grand-chose à redire. Le 1, lui, trouvera beaucoup de choses à redire…

Il aura déployé une énergie immense pour faire aboutir ce projet. Les 1 sont alors capable de faire preuve de beaucoup de force et d’énergie dans leurs activités, souvent incessantes.

Il est très organisé, méthodique, méticuleux, voire tatillon. Son intérieur et son aspect vestimentaire sont souvent impeccable, il est tiré à 4 épingles. Mais là aussi, il faut nuancer par rapport à son modèle personnel de perfection : si s’occuper de son intérieur plutôt que de sa famille est « mal vu », il pourra délaisser le rangement et le ménage, pour s’occuper de ses enfants ; mais là aussi il sera un juge très sévère d’un autre 1, par exemple, qui estimera qu’il est « mal vu » d’avoir une maison mal rangée et sale, et une apparence mal soignée, et qui privilégiera moins le temps passé avec sa famille.

Toutes ces qualités en font un travailleur appliqué, exigeant envers les autres et lui-même, à qui on peut confier une tâche et être sûre qu’elle sera très bien faite!

Voir la suite: “Le type 1 et la spiritualité”

2 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *