Le Type 2: Relations et Activités

Suite de l’article: “Le type 2: Description Générale”

Sur le plan relationnel, elle cherche en toutes circonstances à aider les autres.

Pour cela, elle a tendance à être attirée, notamment dans ses relations d’amitié, vers des personnes en souffrance, vers des « paumés », donc vers des gens qui ont besoin d’elle. Parce qu’elle a inconsciemment besoin que l’autre ait besoin d’elle ! Elle cherche des gens dépendants d’elle parce qu’elle-même est dépendante d’eux ! Elle se rend alors indispensable.

Elle fait preuve de compassion, de patience, mais aussi d’orgueil (totalement invisible pour elle!), de surinvestissement dans la vie des autres, jusqu’à la manipulation pour ses propres besoin. Inconsciemment.

En effet, elle peut devenir manipulatrice sans le vouloir pour obtenir de l’affection, en tout cas des marques d’affection. D’où la séduction ; la 2 est capable de s’adapter à l’autre, à ses sentiments, ses besoins, pour lui offrir un échange qui soit source de satisfaction, de gratification : l’autre va alors spontanément être attiré vers la 2, jusqu’à devenir dépendant.

Derrière tous ces jeux, la 2 est en constante recherche d’affection : elle est aux aguets pour guetter la moindre marque de rejet, le moindre signe de désapprobation, de désintérêt. Et elle fera tout pour obtenir de nouveau l’affection qui semble s’en aller.

Elle est à l’affût du moindre signe d’approbation qui la rassurera.

Tous ses efforts pour l’autre ont pour but d’obtenir son affection, son amour. Mais elle ne pourra accepter de voir cela, de voir cette dépendance, car c’est trop difficile pour elle.

Donc elle pourra culpabiliser l’autre, lui faire sentir qu’il ne reconnaît pas ce qu’elle a fait, voire qui ne l’aime pas pour ce qu’elle est ; et on touche là à la problématique centrale du 2, que nous verrons dans un autre article.

Cela va générer du ressentiment chez le 2 et nourrir une colère qui pourra éclater brutalement, ou qui se manifestera dans des reproches constants et répétés.

La 2 se sent utile si elle aide autrui, elle a cette particularité de réchauffer le cœur des gens qui en ont besoin.

On la retrouve souvent dans des professions où prime l’humain : la relation d’aide. Dans le social, comme éducatrice ou assistante sociale ; dans le médical ou paramédical : infirmière, thérapeute, etc.

Elle cherche souvent, en fonction de son sous-type, à attirer l’attention et les faveurs des personnes bénéficiant d’un certain standing ou statut : social, professionnel, culturel, physique etc ; cela a toujours à voir avec les efforts pour que d’autres subviennent à ses besoins qu’elle ignore : des personnes avec un statut élevé seront plus à même de pourvoir à ses besoins.

Là aussi, elle ne sera pas en mesure de l’admettre avant d’avoir fait un gros travail sur elle-même. Car elle cherche à tout prix, paradoxalement, à être autonome, indépendante. Il lui est impossible d’admettre qu’elle se rend complètement dépendante des autres, notamment sur le plan affectif.

L’un des signaux de cette dépendance est sa peur viscérale du rejet, d’où sa tendance à guetter farouchement les moindres signes d’affection ou de perte d’affection, elle fera tout pour ne pas être rejetée.

Au fond, elle a une peur fondamentale, souvent inconsciente, de ne pas être aimée pour ce qu’elle est vraiment. En raison de ses actes, des services qu’elle rend constamment aux autres, elle finit par être aimée et appréciée pour cela. Mais pas pour ce qu’elle est vraiment. D’ailleurs, sait-elle vraiment qui est elle derrière cette attitude de dévouement ?

Très souvent, dans l’enfance, elle a été amenée à jouer un rôle fondamentale dans la famille : aider sa mère, s’occuper de sa petite-sœur, ou prendre en charge un parent malade ou faible, prendre soin d’un grand-parent. C’est ainsi qu’elle a pris une place particulière dans la famille : celle qui aide et prend soin des autres, et du coup celle sur qui on se repose pour cela.

Elle a pu avoir l’impression qu’on ne l’aimait que pour son dévouement pour les autres, et qu’elle n’avait pas sa place en tant que telle, pour son être propre. Qu’on ne l’aimait pas pour elle-même.

Elle a fini par s’oublier dans le service désintéressé aux autres, espérant alors recevoir amour et affection de son entourage.

Sur le plan spirituel, elle a souvent des modèles comme Mère Thérésa ou Soeur Emmanuelle, des saints et saintes qui ont tout sacrifié pour rendre service à l’humanité. Ou des figures analogues de sacrifice et de désintéressement. (Voir la suite: “Le type 2 et la spiritualité”)

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