Le type 6 et la spiritualité

Suite de l’article : « Le type 6 : relation et Activités ».

Tous les aspects que nous avons développés dans les deux articles précédents, qui caractérisent la problématique du 6, vont déterminer et colorer sa relation à la spiritualité.

Son besoin de sécurité, qu’il recherche à l’extérieur, et son doute permanent, qui l’amène à rechercher des règles claires, vont parfois le prédisposer à intégrer une religion, et notamment une religion où les règles sont clairement définies, où la loi à laquelle il faut obéir est limpide, où les comportements son dictés.

L’islam, le catholicisme, le protestantisme, etc. sont autant de niches dans lesquelles le 6 va pouvoir aller se rassurer.

Sa tendance à générer une rupture entre le monde extérieur et son clan, ici par exemple la religion, couplée à un côté un peu « parano » peut, dans des cas extrêmes, l’amener à dévier vers une forme d’intégrisme.

Il peut être attirée vers une autre forme de spiritualité, même un petit groupe « d’initiés » détenant un connaissance qui le rassure, et il sera un adepte zélé de ce groupe ou cet enseignement.

Il peut aussi ne pas être intéressé par la spiritualité, mais il aura presque toujours un petit côté superstitieux : placer une croix au-dessus de sa maison pour conjurer le sort, maintenir certains petits rituels qui le protègent, éviter certaines attitudes qui pourraient porter malheur etc.

Selon sa polarité, il va manifester un doute permanent qui sera :

– soit inhibé par loyauté envers le groupe ou le chef de ce groupe, l’autorité spirituelle qu’il aura investie, il posera tout un tas de questions et essaiera de vérifier qu’il a « bien fait »  (6 phobique),

– soit manifestée régulièrement comme une opposition sur certains points de la doctrine, sans remettre en question le fond.

Il va vouloir appliquer à la lettre les prescriptions du groupe en question, et s’il ne le peut pas pour des raisons diverses, par exemple à cause de son rythme de vie, il va en éprouver remord et anxiété. Il craint alors d’être pointé du doigt et abandonné, exclu.

Il peut pointer du doigt les irrégularités des autres dans leur pratique. Il peut être un pilier pour les autres fidèles qui admirent son zèle et sa droiture, son dévouement pour la communauté.

Il peut s’investir en excès pour ce groupe choisi. Il va recevoir assez douloureusement les critiques adressées à son groupe, sa religion, etc. car cela va réveiller son doute et son insécurité.

Il va réagir en dotant encore plus (mode passif) ou par l’agressivité (mode actif).

C’est ce qui explique aussi qu’il peut être totalement dévoué à un membre de sa communauté, tant qu’il y reste, et ne plus lui adresser la parole s’il en sort. Derrière l’aspect « trahison » de ce membre, que le 6 exècre, se loge toujours cette insécurité quant à la certitude de ce soutien extérieur : « s’il est sûr, pourquoi ce membre s’en va !? ».

Il peut faire preuve de prosélytisme pour ramener les brebis égarées dans son institution. Ainsi que d’une grande loyauté à double tranchant : cette loyauté sans faille vis à-vis d’un groupe ou d’une personne peut se transformer en rejet violent, en défiance vis-à-vis d’elle si elle faillit à sa tâche : le sécuriser.

Par exemple s’il se rend compte que le pasteur de son groupe de prière, qui l’exhorte à un comportement vertueux, a une aventure avec une fidèle. Son système de certitudes, basées sur une personne extérieure et donc par nature faillible, va s’écrouler et il se sentira trahi. Il va réagir vivement car il sera en totale insécurité, ce qu’il cherche à tout prix à éviter !

Dans son évolution, il va devoir affronter ce manque intérieur de fondement. A force de trahison, il va peut-être finir par réaliser qu’en réalité, il ne peut compter que sur lui-même pour se sentir en sécurité. C’est en lui-même qu’il peut trouver son fondement, sa sécurité. C’est L’« Idée Sainte » de « Sainte Force » et de « Sainte Foi » que nous développerons dans un autre article. Pour cela il va devoir être confronté à sa peur, et la traverser littéralement. Exactement comme les autres types.

Pour cela il devra faire preuve de courage, la vertu qu’il doit développer.

Et plus ils vont se rapprocher de leur essence si leur cheminement est bien géré, plus ils vont développer cette vertu de courage réel dont ils ont besoin. Pas le « courage » égotique du contre-phobique, qui a pour but de nier la peur, mais l’acceptation de la peur et la sérénité face à un danger éventuel.

Ils trouveront en eux-même cette stabilité qu’ils cherchent tant là où elle n’existe pas.

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