Le type 7: Description Générale

Je rappelle qu’« une description générale du type est forcément biaisée, chaque 7 est différent, et certaines généralités vont lui correspondre, tandis que dans d’autres, il ne se reconnaîtra pas. Les ailes rentrent en ligne de compte, le sous-type, mais aussi l’éducation reçue, les évènements de l’histoire, les mécanismes d’adaptation mis en place. Sans compter le niveau d’évolution au sein d’un type »

Tout cela colore l’expérience du 7 en question, et va le rendre très différent d’un autre 7. Mais ce qui reste fixe et ne bouge pas tout au long de la vie, c’est la motivation profonde, la compulsion de base qui va tout faire pour nous protéger de la rencontre avec notre blessure originelle. Quels que soient les ailes, les sous-types, les mécanismes d’adaptation acquis ultérieurement, ils tournent tous autour de cette fixation de base, cette compulsion primaire, et tous les 7 auront la même compulsion en commun.»

Donc se focaliser sur les comportements extérieurs du 7 est une impasse, car ils ne sont que des nuances d’expression d’un mécanisme profond, et c’est sur ce mécanisme profond qu’il faudra s’attarder.

Néanmoins, une description générale est nécessaire et va donner une idée du fonctionnement de ce type.

Je répète également que : « ceci étant précisé voici le portrait-type du 7 qu’il faudra nuancer pour chaque personne ».

Le 7 est « l’optimiste » de l’Ennéagramme. Presque toujours souriant, gai, il voit le positif partout. Il essaie d’incarner la joie et de ne pas s’attarder sur la peine ou la souffrance ;

On l’appelle aussi le « planificateur » car son esprit est toujours en quête de stimulations, orienté vers un avenir excitant et plein de promesses mais qui doit être planifié à l’avance. N’oublions pas qu’il s’agit d’un type appartenant à la triade « mentale », ce qui justifie cette activité intense de l’esprit chez le 7.

Assez individualiste et narcissique, il aime toutefois le contact avec les autres. Mais il est plutôt centré sur lui et sur ce qu’il peut vivre d’excitant dans les relations. Il peut se montrer généreux et très avenant, rassurant grâce à son optimiste quasiment constant. Il aime prodiguer ses conseils souvent « paternels «  ou « maternels ».

C’est un épicurien, au sens moderne du terme, qui aime profiter des plaisirs offerts par la vie. Souvent gourmand sur le plan alimentaire, il l’est aussi et surtout dans cette quête de plaisirs et de joies.

Il est enthousiaste, charmant, parfois charmeur, spontané, extraverti ou exubérant, plutôt assertif.

Il a un esprit vif et synthétique, et il est intelligent, souvent euphorique.. Mais il est aussi dispersé, fuyant.

Il a en général un esprit ouvert, mais il peut faire preuve d’une grande fermeture d’esprit, surtout envers les gens qui n’ont pas, selon lui, l’esprit assez ouvert.

Sur le plan physique, on distingue plusieurs variations, en fonction du sous-type mais pas seulement :

– certains sont plutôt des séducteurs, charmeurs, et peuvent ressembler à des 3 ou des 6. (7 sexuels)

– certains sont plutôt des 6 joyeux et enthousiastes, avec un physique d’animateurs de soirée. Un peu comme Popeye dans le film « Les bronzés font du ski », archétype du 7 séducteur et animateur, mais qui finit par subir la frustration ! (7 sociaux)

– d’autres, enfin plus gourmands sur le plan alimentaire, vont le manifester sur un physique assez enrobé et un ventre arrondi. (7 survie)

En général, le 7 n’aime pas trop l’autorité (avec ses deux ailes en 6 et en 8, cela ne peut que générer un rapport tendu avec l’autorité).

Essentiellement, il évite la souffrance et pour cela, recherche le plaisir. Toujours l’expression de la polarité et de la loi de 3. Chaque type manifeste cette polarité (compulsion/évitement qu’il doit apprendre à dépasser pour trouver cette « 3ème force) ; voir l’article sur le loi de 3 (ARTICLE)

Pour le 7 cette dualité s’exprime dans la fuite de la souffrance et la quête effrénée des plaisirs de la vie : le « nouveau », l’excitation.

C’est un enfant qui n’a pas voulu grandir. Il souffre du « syndrome de Peter pan »1

Il reste en esprit dans le monde de l’enfant qui découvre le monde avec féerie, idéalisation et excitation ! Il aborde la vie avec envie et curiosité. Tout lu semble passionnant et excitant !

Parce que pour le 7, « grandir, c’est mourir ».

Une enfant 7 de mon entourage m’a profondément touché : nous voyions bien qu’elle restait dans l’enfance et refusait de grandir. Je l’ai questionnée sur cette hypothèse, et du haut de ses 8 ans, elle m’a répondu : « je ne veux pas grandir, parce que quand on grandit, on vieillit, et quand on vieillit, on meurt ! ».

Que répondre à cette vérité qu’on ne peut contredire ? Sinon que grandir, c’est aussi découvrir plein de nouvelles choses, de nouvelles capacités, de nouvelles possibilités, et tout un tas de nouvelles expériences que l’on ne peut pas faire enfant, et qu’avant de commencer à vieillir, il se passe un temps très long fait d’expériences, de rencontres, de stimulations, et que ça vaut vraiment le coup !

Voici une réponse adaptée à une enfant 7.

Nous verrons dans une série d’articles comment déterminer le type de son enfant, et surtout comment comprendre sa problématique, ne pas l’accentuer, et l’aider à la dépasser progressivement. En tout cas lui donner les outils pour.

Le 7 est un éternel optimiste, mais pour une raison simple : il fuit les aspects négatifs, désagréables, de l’existence, et se focalise sur ce qui est plaisant et positif, agréable. Dans l’instant et dans le futur surtout ! C’est une fuite, et il va idéaliser la réalité (voir un côté positif pour ne pas voir un côté négatif). C’est une forme de déni, car la réalité est forcément duelle, une médaille a toujours deux face, c’est la loi de 3, ou de polarité, et prétendre que la réalité n’a qu’un aspect positif est une manière de se voiler la face.

La raison de cette fuite sera abordée plus bas.

Concrètement, cette problématique va se matérialiser tout au long de sa vie : rechercher des activités plaisantes, excitantes, mais éprouver des difficultés à les mener à terme, car alors des efforts et une persévérance seront nécessaires, et ils constitue une forme de souffrance. Or le 7 n’en veut pas, et le risque est grand de se détourner de ce projet rébarbatif et ennuyeux pour se projeter vers une autre activité qui sera, il en est sûr, bien plus agréable.

Il pense qu’il peut se lancer dans un nouveau projet et le réaliser très vite, sans trop d’efforts, et il peut s’en vouloir de ne pas y être déjà arrivé ! Sa volonté est souvent faible et défaillante, toujours soumise à la notion de plaisir. Il ne déploie pas ses dons et talents, car il fuie les efforts nécessaires pour développer ces dons, par exemple un talent artistique qui demande beaucoup de travail, et en plus il apprend assez facilement de nouvelles connaissances ou capacités, et ne s’habitue pas à cultiver cette notion d’effort.

C’est pour cette raison qu’il est engagé dans de multiples projets et activités, se dispersant au fur et à mesure, ce qui rend leur concrétisation encore plus difficile.

En revanche, s’il perçoit toujours une satisfaction, un plaisir dans l’activité, il peut continuer longtemps et déployer beaucoup d’énergie. Soit que l’activité elle-même est source de plaisir, soit que sa restitution dans un groupe de travail lui apporte satisfaction, comme dans un projet collectif, surtout s’il est un 7 social.

Et même, certains 7 peuvent différer leur plaisir : ils font une tâche difficile ou rébarbative parce qu’ils sont déjà en train d’imaginer le plaisir futur qu’ils ressentiront !

Un exemple, un 7 qui rêve d’avoir de beaux légumes de son jardin pourra faire tout le travail de préparation, de jardinage etc. dans cet espoir d’un plaisir futur qui le comblera.

Le 7 est un peu comme un voyageur dans le désert qui croit que l’oasis est à portée, juste là, à l’horizon, mais plus il avance, plus l’horizon recule, et un autre oasis les y attend.

Le plaisir pouvant se trouver partout, le 7 se disperse dans des projets divers et variés qui vont être source de nouvelles joies à explorer.

De plus, l’une de ses peurs fondamentales est l’enfermement : alors, il refuse de se trouver enfermé dans un projet qui lui fermerait les portes pour d’autres aventures, d’où sa difficulté parfois à tenir ses engagements. L’engagement peut être vécu comme un enfermement. Ce qui le rend souvent infidèle.

Le 7 est au pic de la triade mentale, mais ce n’est pas forcément très visible chez lui, tant il semble investi dans l’action. Mais en réalité, c’est parce qu’il est plongé, en esprit, dans ce plaisir que l’activité peut lui apporter. Même dans un futur très proche, presque immédiat.

En quelque sorte, pour faire un parallèle avec la « modélisation » mathématique, le 7 génère constamment des « modèles », en esprit, des « cartes mentales » de l’avenir, et il se lance des ses projets en fonction de ses modèles qui, selon lui, lui apportera le plaisir escompté ; puis au fur et à mesure que l’horizon et son oasis approchent, il change de « modèle », s’engage dans d’autres projets etc.

Multipliant les projets, il éprouve également une grande difficulté à choisir ! Au somment de la triade mentale, il prend ses décisions en fonction de son esprit, comme le 5 et le 6, mais là où le 5 décide par la logique abstraite, et le 6 en fonction des dangers potentiels, le 7 va choisir en fonction de sa projection dans un futur plaisant.

De plus, il veut tout explorer, et « choisir, c’est renoncer ! » renoncer à un plaisir potentiel. Et donc ressentir une « frustration », un manque.

Et ce manque, c’est son évitement principal, sa peur fondamentale, dont la peur de l’enfermement n’est qu’une nuance : être enfermé l’amènerait à manquer. Il éprouve, pas forcément consciemment, un manque profond, à l’instar du type 4, mais qui correspond ici plutôt à un vide intérieur, sec, aride, comme le 5. Il sait, ou plutôt il sent, qu’il a manqué de quelque chose d’important, souvent en lien avec la mère, ou la figure maternelle. Ce qui le rapproche fortement du 4.

Il ne ressent pas de fond stable et soutenant sur lequel s’appuyer pour choisir ce qui est bon pour lui. Alors il essaie tout ! Ce qui le conduit à la gloutonnerie, ou gourmandise, au sens large : nourriture, projets, stimulations etc. Il veut goûter à tout pour ne pas perdre une opportunité, et parce qu’il ne sait pas, fondamentalement, ce qu’il doit vraiment faire.

Alors il fait tout ! Et il se prépare en esprit à tout faire, parce que cette suractivité mentale lui permet en réalité de masquer ce manque profond qui affleure à la surface et de l’anxiété qui en découle. C’est, comme les 5 et le 6, un type de peur, et il a peur du manque et de la souffrance, et c’est cela qui constitue son optimisme de façade et son activité intense comme moyen de ne pas prêter attention à cette sensation désagréable, au fond de lui.

Sur le plan alimentaire, par exemple, devant un buffet à volonté, il va goûter de tout, et souvent en quantité importante, ce qui va le conduire à avoir mal au ventre, donc à une expérience désagréable.

Cet exemple illustre ce que va devoir expérimenter le 7 : cette frénésie ne suffira finalement pas à satisfaire sa soif de plaisir, qui va diminuer au fil du temps, et va générer l’effet inverse. L’excès de yang génère du yin, et l’excès de jouissances va inévitablement, comme après un repas trop copieux, générer son opposé : la frustration.

Et à force de fuir la souffrance dans les plaisirs, il va user son corps, son entourage. Il peut générer des problèmes de santé liés à l’alimentation : diabète, cholestérol, goutte, etc., et finir dans la solitude. Autant de frustrations qui seront des occasions immenses de prise de conscience et d’évolution, comme nous le verrons dans l’article dédié à sa relation avec la spiritualité.

Suite : « Le type 7 : relations et Activités »

1 https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_Peter_Pan

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