Le type 7 et la spiritualité

Suite de l’article: “Le type 7: Relations et Activités”

Le type 7 entretient une relation avec la spiritualité sur le même mode que sa relation aux autres, au travail et à la vie. Si toutefois il est intéressé par la spiritualité, il va être essentiellement à la recherche de stimuli, de plaisirs et d‘excitation.

Il va chercher des expériences puissantes qui le changent de sa routine, il va être en quête de sensations.

Sa fuite des activités rébarbatives ne va pas le mener vers des disciplines sobres et exigeantes, comme le Bouddhime Zen. Au contraire, des stages qui promettent l’Eveil sans difficultés, sans effort, voire en 3 semaines, vont être des cibles privilégiées pour les 7.

La méditation profonde est très difficile à atteindre pour lui : il préfère chercher des vidéos qu’il a juste à regarder pour en tirer des bénéfices, ou lire des livres en cherchant le même effet “automatique”. Il est plus à la recherche d’expériences sensibles (la satisfaction des sens) que de d’une réelle connaissance de soi et de ses mécanismes et zones d’ombre.

Il risque d’avoir du mal à s’astreindre à une discipline quotidienne si elle n’est pas source de plaisir direct. Il peut s’y engager mais risque d’être vite ennuyé et de passer à autre chose rapidement. Ou alors il va rester dans cette voie mais passer d’un sujet à un autre, d’un mantra à un autre, d’un livre à un autre, d’une pratique à une autre, bref, d’une stimulation à une autre.

Comme pour sa vie quotidienne, ou dans sa vie relationnelle et professionnelle, la notion « d’effort », des efforts sans satisfaction à attendre, lui est étrangère. Or l’effort est indispensable dans le cadre d’une ascèse spirituelle. Notamment quand on commence à confronter ses résistances internes, gardiennes de nos mécanismes de défense. Et cela est difficile pour lui.

S’il s’engage plus avant dans cette voie avec persévérance, le problème est que pour évoluer réellement, il faut un jour ou l’autre rencontrer sa face sombre. Aller affronter et rencontrer ses problématiques, ses peurs profondes, ses évitements, sa souffrance. “L’œuvre au noir alchimique”. Tout ce qui fait fuir le 7.

Sans cette épreuve, infiniment répétée, « point de salut ».

Or le 7 réprouve tout ce qui a trait à la souffrance, et sa plus grande tentation, et son plus grand point faible, est de décrocher à ce moment-là. Au moment où quelque chose pourrait se passer! Et d’aller voir ailleurs.

Il aura l’impression d’avancer, d’évoluer, il accumulera les connaissances et les expériences, mais il ne fera que tourner « autour du pot » et manifester sa compulsion.

Il sera attiré par des voies, des disciplines qui offrent un panel variés de pratiques ou « d’activités ».

En plus, le 7 a cette tendance, nous l’avons vu, à ne pas approfondir un domaine et à se croire assez rapidement plus haut, plus compétent qu’il ne l’est vraiment, plus savant. Sur la voie spirituelle, cette tendance le conduit souvent à se croire plus « sage », plus « éveillé » qu’il ne l’est. Et à s’enfermer dans une image idéalisée de lui-même en freinant voire en bloquant son évolution.

Sans compter sa compulsion à être joyeux (qui est, nous le verrons ultérieurement, une imitation de la qualité essentielle de Joie Véritable) qui donne l’illusion, à lui-même et aux autres, qu’il est établi dans la Joie, une des vertus mise en avant par la spiritualité moderne.

Enfin, sa tendance à planifier, à préparer, dans le présent, le futur en esprit, associée à sa fuite de la frustration qui l’amène à vouloir obtenir un résultat le plus vite possible, va générer chez lui un « modèle mathématique » de ce qu’est l’évolution sur telle et telle voie. Il va alors tenter de s’y conformer, et soit il va trouver ça trop difficile et trop lointain et il va changer de voie pour une qui pourrait le lui apporter plus vite (selon lui), soit il va imiter l’état en question et se croire arrivé alors qu’il ne fait que mimer.

Ces quatre tendances vont être autant d’obstacles à une réalisation véritable.

Toutes ces tendances tournent autour de sa peur primale, fondamentale : la peur d’un état que l’on pourrait définir comme un mélange de manque, d’enfermement, de souffrance. C’est sa plus grande peur.

Or son mode de vie qui « brûle le bâton par les deux bouts » va fatalement l’amener progressivement à expérimenter la frustration.

En effet :

sur le plan alimentaire, il est souvent glouton et gourmand, et va souvent développer des maladies liées à cette alimentation excessive : diabète, cholestérol, goutte, etc. Il va éprouver la maladie et la souffrance qui en découle ;

sur le plan sexuel, lorsque sa gloutonnerie se manifeste dans ce domaine, il risque de développer des maladies liées à la sexualité (IST : Infection Sexuellement Transmissibles). Là aussi il va expérimenter la problématique de la souffrance ;

sur le plan social, sa tendance à fuir les relations durables risquent de l’amener à se retrouver isolé en vieillissant, enfermé dans sa solitude ;

sur le plan social toujours, sa tendance à éviter la profondeur dans les relations l’amène à éviter les relations profondes. Il va alors éprouver un manque affectif important.

sur le plan financier, il est plutôt « cigale » et sa tendance, à dépenser et sa difficulté à garder un travail ou rester investi dans un projet peut l’amener à éprouver des difficultés financières et un manque dans ce domaine ;

Dans tous les cas, il va immanquablement se retrouver confronté à ce qu’il fuit à tout prix : l’enfermement, le manque, la souffrance.

Il va devoir apprendre la sobriété, sur tous les plans, et remettre en question son fonctionnement.

Ces situations de maladies ou de manque sont possiblement salutaires : il va devoir, enfin, affronter sa peur. S’il se saisit de cette opportunité et en fait une occasion de profonde remise en question, il peut évoluer et se diriger vers les énergies du 5. Il va cesser de se disperser et se montrer capable de se concentrer sur une tâche assez longtemps pour l’approfondir. ,Il va se concentrer sur l’essentiel.

Il va comprendre que l’objet de sa quête ne se trouve pas à l’extérieur, ou dans la satisfaction du plaisir des sens, mais à l’intérieur, dans un état d’être qui émerge spontanément quand on cesse de se projeter vers le futur, et qu’on accepte de se tourner vers le présent et de se laisser traverser par lui.

C’est ce que nous verrons justement dans l’« Idée Sainte » attachée au point 7 : le « Saint Travail » (Un aperçu ICI)

Il commencera cesser de fuir dans un futur anticipé plein de promesses, mais acceptera de plonger dans le présent en acceptant ses deux polarités. Son évolution pourra alors commencer…

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