L’enfant de base 1: Relation aux autres

Suite de l’article: “L’enfant de base 1: Tendances principales”

Des tendances générales se retrouvent chez tous les enfants de base 1 quant à leur mode de relation avec les autres.

Relation à la famille

L’enfant 1 a tendance à se conformer aux attentes des parents, et cela très tôt. Il fait tout pour être un enfant modèle, un enfant parfait, et pour cela il doit fatalement se renier lui-même, ce qui génère du ressentiment latent, que l’on peut percevoir dans l’intonation de sa voix, dans ses gestes, dans certaines « piques » lancées par moment, mais aussi parfois par des colères explosives !

Il a une tendance à reprise fortement sa colère dans certaines circonstances qui dépendent des individus, notamment en fonction du sous-type, mais cette colère finit par exploser. L’enfant 1 explose dans une situation dans laquelle il se sent autorisés à exprimer une colère, où il se convainc qu’il en a le droit car c’est « juste » : en famille, avec ses amis, ou dans une cause « juste » pour défendre une valeur qui lui tient à cœur.

Il est presque toujours à l’affût de approbation ou de la désapprobation de ses parents, de son entourage en général. Il ne veut pas surtout pas décevoir ses parents !

Il se moule au projet familial, à l’équilibre familial. Il tend à prendre le rôle de l’aîné, et va facilement prendre très tôt des responsabilités qui ne sont pas de son âge.

Il aspire à devenir parfait, comme l’image du père qu’il voit comme incarnant la perfection.

Il désire que choses soient carrées, claires et respectées. Il peut reprendre ses parents sur leur manque de fermeté à l’égard des frères et sœurs, tout en outrepassant lui-même certains règles, mais toujours avec justification à l’appui. Il peut ainsi être assez exigeant avec ses frères et sœurs, surtout s’ils sont plus jeunes, et se comporter comme un tyran quant à leur comportement, oubliant qu’il a fait la même chose, voire pire, au même âge.

Il peut ainsi se montrer très contrôlant avec sa famille et ses frères et sœurs.

N’aime pas quand les parents manquent de rigueur.

Une enfant 1 de mon entourage avait l’habitude de se coucher tardivement. Elle ne supportait pas qu’on lui demande de se coucher quand les autres restent éveillés, cela lui semblait extrêmement injuste, et ce sentiment d’injustice, lié au ressentiment du 1, se manifestait dans beaucoup d’autres domaines. Le 1 ne supporte pas ce qui lui semble être une injustice.

Il veut que tous les autres respectent les mêmes règles du coucher, du repas, temps de parole, etc.

Même s’il lui arrive souvent lui-même de déborder de cette règle si importante à ses yeux. Et dans ce cas, il supporte mal d’être pris sur le vif.

La même enfant 1 exécrait que les autres, notamment son père qui doit revêtir l’image de la perfection, se décrotte le nez. Pourtant il lui arrivait souvent de le faire elle-même, mais en cachette. Lorsqu’elle était prise sur le fait, elle niait souvent l’avoir fait, pour ne pas sortir de cette image de « perfection » qu’elle tente d’imposer, tant aux autres qu’à elle-même, sinon plus à elle-même qu’aux autres !

L’enfant 1 peut avoir honte de sa maison, de ses parents ou de sa famille s’ils sont trop excentriques, s’ils s’éloignent trop des exigences de la société. Par exemple, la même enfant 1 vivait avec ses parents dans un camping, dans un mobilhome : elle n’osait pas inviter ses amis chez elle par honte de ses conditions de vie.

L’enfant 1 ne veut pas être réprimandé, critiqué ; il fait tout pour être parfait, et il se sent très blessé si on le critique.

Relations aux autres

Il se montre très sérieux avec les autres, voire trop, et il se sent mal à l’aise avec enfants moins sérieux, plus « coquins », plus transgressifs. Il va tenter des les remettre dans le « droit chemin » (le sien).

Il peut être vu comme un fayot car il pointe du doigt les manquements de ses camarades de ses camarades, frères et sœurs, etc. Mais cela est plus fort que lui, car cela va titiller son sentiment d’injustice : pourquoi lui fait efforts et pas les autres !?

L’enfant 1 se révèle souvent moralisateur avec les autres enfants, ce qui peut le conduire à se retrouver à écart. Il est judicieux, en tant que parents, ou éducateur, de l’amener progressivement à plus de souplesse. Car il agace beaucoup ses amis et camarades.

Il est très critique avec ses amis. S’il est extraverti ; il leur dit directement directement et essaie de les changer (aile en 2), ou s’il est introverti, il en parle à ses parents et frères et sœurs (aile en 9).

Les autres lui servent de « repère » : il se compare aux autres pour s’évaluer, évaluer sa situation, pour se juger.

En groupe le 1 est très difficile car très exigeant : difficile pour les autres à qui il met beaucoup de pression, mais aussi difficile pour lui-même car ils ne sont pas assez à la hauteur de ses exigences. Il se sent le garant du travail du groupe. Il se met alors beaucoup de pression.

L’enfant 1 citée plus tôt avait beaucoup de mal avec le travail en groupe : elle visait la perfection, mais les autres ne partageaient pas toujours ses exigences, et si elle se trouvait avec un élève qui n’en avait strictement rien à faire, cela était violent pour elle, elle éprouvait un très fort ressentiment pour cet élève et se sentait obligée de faire sa part de travail, tout en générant ainsi encore plus de ressentiment.

L’enfant 1 souffre que les autres ne partagent pas sa vision, son idéal, l’atteinte de la perfection en groupe est très difficile si les autres en font moins. Ce qui active son sentiment d’injustice.

L’enfant 1 peut voir ses amis par devoir, parce que c’est ainsi qu’on fait, mais il et ne sait pas toujours si c’est par envie ou par obligation sociale. On retrouve la problématique du 1 qui préfère suivre sa logique que son instinct, par peur de perdre le « contrôle ».

La suite: “L’enfant de base 1: Relation au monde”.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *